Richard Bonnot, dernier Charlot et éclat de fantaisie

    C’est avec une étrange mélancolie que nous apprenons la disparition de Richard Bonnot. Pour certains, il était le dernier Charlot, celui qui, dans les années 80, avait pris la relève de Rinaldi, faisant rire et sourire avec cette élégance décalée que seuls les vrais artistes possèdent. Pour d’autres, il restera ce chanteur étonnant, capable de…


    C’est avec une étrange mélancolie que nous apprenons la disparition de Richard Bonnot. Pour certains, il était le dernier Charlot, celui qui, dans les années 80, avait pris la relève de Rinaldi, faisant rire et sourire avec cette élégance décalée que seuls les vrais artistes possèdent. Pour d’autres, il restera ce chanteur étonnant, capable de rivaliser avec les plus jeunes, comme lors des Habits du Dimanche de Léon Zitrone, face à un Patrick Fiori de 14 ans encore tout frais de son enfance.

    Richard Bonnot n’était pas seulement un artiste : c’était un éclat de fantaisie qui traversait nos souvenirs comme un éclair de soleil dans la pluie de Ravennes. On l’imaginait facilement en train de refaire le monde depuis la terrasse d’un café du village, un verre à la main, ses idées zigzaguant entre le sérieux et le rire. Chaque chanson, chaque sketch, avait ce parfum d’imprévisible et d’inachevé qui vous laisse le sourire coincé sur les lèvres.

    Même quand il disparaissait de nos écrans ou de nos ondes, Richard laissait des traces. Comme ces notes qui traînent au coin d’un piano, ou ces mots lancés au détour d’une rue de Ravennes que l’on retrouve dans le vent. Il avait ce don rare : faire trembler légèrement le cœur tout en déclenchant un éclat de rire.Alors, aujourd’hui, on se souvient de lui ainsi : en train de glisser entre les ruelles du village, de faire un clin d’œil aux passants, de chanter sans micro mais avec tout le talent du monde, comme si Ravennes était sa scène personnelle et que nous étions ses complices silencieux.

    Adieu, Richard. Que la scène invisible sur laquelle tu continues de jouer te soit douce, et que le vent de Ravennes emporte encore tes éclats de fantaisie.


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